5 La sexologie occidentale

La sexologie occidentale

L'appareil génital masculin: anatomie et physiologie: l'érection, troubles de l'érection, l'éjaculation, l'éjaculation précoce, l'éjaculation rétrograde.

L'appareil génital féminin: anatomie et physiologie

La sexualité humaine: 

1 l'excitation: troubles de l'excitation, l'hypersexualité, l'excitation féminine et masculine

2 l'orgasme: l'orgasme féminin, l'éjaculation féminine, l'orgasme masculin (pénien et prostatique), orgasme et éjaculation masculine, la capacité multiorgasmique, après l'orgasme les réaction physiologiques et émotionnelles

 

SEXOLOGIE OCCIDENTALE

 

La sexologie occidentale est une science relativement récente dont les véritables études sur la sexualité humaine ont été produites seulement à partir de 1970 suite à la révolution sexuelle. L'étude et la recherche restent limitées ; les médecins qui choisissent d'entamer la sexologie éprouvent encore beaucoup de difficultés tant le sujet reste tabou dans notre société judéo-chrétienne. La sexologie est essentiellement thérapeutique et est pratiquée par les médecins. Les sujets traités par la sexologie occidentale sont avant tout les maladies, les défauts de reproduction et les comportements déviants. L'éducation sexuelle des jeunes se limite à connaître leurs organes respectifs, les moyens de contraception et à se prémunir des maladies sexuellement transmissibles. Il n'y a aucun programme d'éducation quand à la pratique de la sexualité, la relation, le désir ou l'amour.

 

L'approche de la sexualité occidentale reste mécaniste : on parle « d'appareil » génital ou « appareil reproducteur ». Si le monde médical a bien compris son fonctionnement en terme de reproduction, les aspects de plaisir et d'orgasmes le sont beaucoup moins. Cependant, j'ai quand même trouvé des études intéressantes sur le sujet.

 

Avant d'entamer le chapitre, quelques mots de vocabulaire et quelques notions de base pour situer l'étude et les limites de la sexologie occidentale :

 

L'anatomie concerne la définition, la description des organes et leurs compositions biologiques comme les tissus : musculaires, osseux, adipeux (graisses), etc.

La physiologie s'occupe du fonctionnement de ces organes.

Un système est un ensemble d'organes qui assurent une fonction. Par exemple, on parle de « système reproducteur » qui dans le cas de la femme, outre l'appareil génital, sont compris les seins. Tandis que l'appareil génital féminin ne concerne que les organes sexuels en excluant les seins.

Les neurosciences étudient le système nerveux : le cerveau, la moelle épinière, les nerfs, les neurones et la biochimie telle que les neurotransmetteurs.

Le système endocrinien étudie l'ensemble des glandes endocrines (les 7 glandes référencées dans le Taoïsme) et les hormones.

Les divers troubles sexuels quant à eux sont réservés à l'urologie pour les hommes et à la gynécologie pour les femmes, toujours dans ces mêmes buts : la procréation, la prévention des maladies sexuellement transmissibles et les maladies génitales.

 

La notion de « désir » n'existant pas d'un point de vue scientifique objectivable est par contre remplacé par la notion « d'excitation » qui elle est observable par les terminaisons nerveuses des organes et leurs changements d'aspects. On comprendra vite que les données subjectives telles que « amour - désir » reléguées dans la moralité souffrent du tabou de l'ère judéo-chrétienne et que la seule voie possible d'étude reste la voie mécaniste : excitation et accomplissement (éjaculation et fécondation) ce qui se traduit par « préliminaires » et « coït ». On est loin du Tantra et de la sexologie Taoïste. Cependant, il est intéressant de connaître les données biologiques pour travailler en Tantra.

 

 

L'APPAREIL GENITAL MASCULIN

Comme pour la femme, l'appareil génital masculin a une partie externe et une partie interne.


L'appareil génital masculin externe est composé de :

Pénis : est un organe composé d'une racine située dans le périnée qui est constituée de trois parties érectiles : les deux piliers et le bulbe. Ces parties érectiles se prolongent dans le pénis par les deux corps caverneux et le corps spongieux. Ce sont les corps caverneux qui se gorgent de sang en cas d'érection. Le pénis se termine par le gland, recouvert d'une membrane : le prépuce.

Cordon spermatique : est un cordon suspendant le testicule à l'anneau inguinal, et contenant les vaisseaux et nerfs du testicule, ainsi qu'une partie du canal déférent.

Scrotum : est un sac cutané et fibromusculaire suspendu sous la symphyse pubienne et contenant les testicules et la partie inférieure du cordon spermatique.

Testicule : au nombre de deux, sont des organes situés dans le scrotum et suspendus par le cordon spermatique. Ce sont les gonades masculines, responsables de la production de spermatozoïdes et de testostérone.

Épididyme : est un petit organe accolé postérieurement au testicule. Il est composé de plusieurs conduits issus du testicule et qui fusionnent entre eux. Le conduit s'ouvre sur le canal déférent.

Canal déférent : est un conduit reliant l'épididyme au canal éjaculateur. Depuis le scrotum, il se dirige dans le cordon spermatique vers le canal inguinal, puis chemine vers le bassin.

 

 

L'appareil génital masculin interne est composé de :

Canal éjaculateur : est formé de l'union du canal déférent et de la vésicule séminale. Il chemine au sein de la prostate et rejoint l'urètre prostatique.

Vésicule séminale : est une glande située entre la vessie et le rectum. Elle est constituée d'un conduit qui rejoint le canal déférent pour former le canal éjaculateur. Ces vésicules, au nombre de deux, sécrètent une grande partie du sperme (50 à 70% chez un homme en bonne santé reproductive).

Prostate : est une glande fibromusculaire contenant une portion de l'urètre. Elle est située dans le bassin, entre la symphyse pubienne et le rectum, la vessie en haut et le périnée en bas. Elle sécrète une partie du sperme dans l'urètre.

Urètre : est un conduit cheminant de la base de la vessie à l'extrémité du pénis. Il est constitué de quatre parties qui se suivent : préprostatique dans la paroi de la vessie ; prostatique au sein de la prostate recevant les canaux éjaculateurs ; membraneux à travers la membrane périnéale ; spongieux au sein du corps spongieux du pénis.

 

 

PHYSIOLOGIE DE L'APPAREIL GENITAL MASCULIN

L'érection

L’érection est un phénomène physiologique dans lequel le pénis devient ferme et élargi. L’érection pénienne est le résultat d’une interaction complexe de facteurs endocriniens, psychologiques, neurologiques et vasculaires, et est habituellement, mais pas exclusivement, associée à l’excitation sexuelle. Les érections durant la nuit sont connues sous le terme de tumescence pénienne nocturne connue sous le nom de « pollution nocturne » du aux rêves érotiques. L’érection matinale est due à l’activité du nerf vagal mais n’a aucun lien avec la pollution nocturne.

 

L’érection pénienne survient lorsque les corps caverneux deviennent engorgés par le sang. Le corps spongieux est une structure tubulaire juste en dessous des corps caverneux qui contient l’urètre, à travers lequel l’urine et le sperme passent durant la miction ou l’éjaculation. Il devient également légèrement engorgé de sang mais moins que les corps caverneux.

 

Le gonflement, le durcissement et l’élargissement du pénis permettent le rapport sexuel. Le scrotum peut se serrer lors d’une érection et relever les testicules. Dans pratiquement tous les cas, le prépuce se rétracte automatiquement et petit à petit, expose le gland. Après éjaculation lors d’un rapport sexuel ou d’une masturbation, l’érection se termine.

 

Troubles de l'érection

L'impuissance sexuelle est caractérisée par l’incapacité de développer ou de maintenir une érection. L’étude sur l’impuissance sexuelle est nommée andrologie et est un champ de l’urologie. L’impuissance érectile est une impuissance sexuelle qui peut survenir pour diverses raisons physiologiques et psychologiques, dont la plupart peuvent être médicalement soignées.

Le priapisme est une érection incontrôlée et prolongée du pénis en dehors de toute excitation sexuelle. Elle est douloureuse et surtout dangereuse. Un pénis qui ne retrouve pas son état de flaccidité normale au bout de quatre heures est une urgence médicale absolue et doit être traitée par un médecin.

 

L’éjaculation

L’éjaculation est l’expulsion d’un liquide biologique, à l’approche ou au moment de l’orgasme lors d’un rapport sexuel, d’une masturbation ou d’une pollution nocturne (rêve érotique). Chez l’homme, l’éjaculat est constitué de sperme et de liquide séminal, alors que chez la femme, il s’agit du fluide sécrété par les glandes de Skene.

 

L’éjaculation s’accomplit en deux phases :

l’émission du sperme : les canaux déférents, les vésicules séminales et la prostate se contractent en expulsant le sperme vers la base de l’urètre ce qui provoque une tension de cette région. Cette étape est ressentie par l’homme comme un point de non retour car l’orgasme est imminent.

l’expulsion du sperme : un muscle situé autour de la base de la verge et de l’anus, appelé muscle pubococcygien du périnée se contracte par saccades : le sperme est expulsé par le méat urétral.

 

En général, le pénis perd son érection après l’éjaculation. Un besoin de miction peut également être ressenti dans les instants qui suivent l'éjaculation. Cette miction permet, au passage de l'urine, de débarrasser l'urètre des résidus de sperme.

 

L’éjaculation est généralement liée à l’orgasme. Il est aussi courant d’éjaculer sans orgasme (c’est souvent le cas des éjaculations précoces) et il est aussi possible d’avoir des orgasmes sans éjaculer en contractant fortement son muscle pubococcygien au moment où l’on sent venir le point de non retour. Déjà enseigné dans certains écrits tantriques et taoïstes, cet apprentissage permet à l’homme de ne pas perdre son érection après un premier orgasme sans éjaculation (on parle d’injaculation, d’étreinte réservée, d’orgasme sec, de coup sec…) et de devenir multi-orgasmique.

 

Éjaculation précoce

L’éjaculation précoce survient en moins de trois minutes après le début de la stimulation sexuelle. L’éjaculation précoce peut arriver notamment lors des premiers rapports sexuels. Bien que n’étant pas considéré comme une maladie, car l’homme qui éjacule rapidement fonctionne sexuellement bien mais elle peut avoir des conséquences sur la relation sexuelle.

 

Éjaculation rétrograde

Chez certains hommes, l’absence d’émission de sperme lors de l’orgasme a pour origine une anomalie anatomique. L’éjaculation est alors redirigée partiellement ou en totalité vers la vessie. Cette éventuelle cause de stérilité peut être palliée par une opération chirurgicale ou par prélèvement et insémination artificielle.

L’éjaculation rétrograde peut aussi survenir lors d'une injaculation. Elle est sans conséquence pour la santé. Cependant, l'injaculation ne doit pas être réalisée à des fins contraceptives étant donné le risque très élevé de faibles émissions résiduelles de sperme mais suffisantes à la fécondation.

L’ablation chirurgicale d’un adénome de la prostate a souvent pour effet secondaire l’éjaculation rétrograde.

Éjaculation retardée liée à la masturbation : certains hommes éprouvent des difficultés à éjaculer lors d'activités autres que la masturbation personnelle. Ce phénomène s'interprète parfois comme un conditionnement du pénis aux habitudes de masturbation régulière. Le trouble peut généralement se corriger par un travail psychologique s'il est ressenti comme tel et s'il ne se double pas de problèmes physiques. Les anglo-saxons parlent parfois de Death Grip Syndrom.

 

 

 

L'APPAREIL GENITAL FEMININ

 

Anatomie externe : la vulve

 


L'appareil sexuel féminin externe se situe entre le Mont du pubis et le périnée. Le Mont du pubis est constitué d'une épaisse couche de tissus graisseux recouvrant l'os pubien. Le périnée, est un muscle qui se situe entre la vulve et l'anus. La vulve est l'ensemble des organes sexuels féminins visibles et qui n'a d'autre fonction que le plaisir. Elle se compose :

 

les grandes lèvres, placées de part et d'autre, grands replis de peau adipeux ;

les petites lèvres, replis muqueux, à l'intérieur ;

le clitoris, organe érectile et son capuchon ou prépuce clitoridien, au sommet des petites lèvres. Il est formé de deux corps caverneux. Le clitoris se situe à l'avant de la vulve et s'étend tout le long des petites lèvres pour se terminer à l'intérieur du vagin en un ensemble de terminaisons nerveuses très sensibles connu sous le nom de « point G ». Le gland du clitoris est en partie protégé par le capuchon formé par les petites lèvres. Il est caractérisé par sa sensibilité due à sa grande richesse en terminaisons nerveuses ;

le méat urinaire, ouverture de l'urètre par laquelle l'urine est expulsée lors de la miction, est en dessous du clitoris ;

le vestibule vulvaire, dépression centrale de la vulve, avec au fond de cette dépression le méat urinaire et l'entrée du vagin ;

entre les petites lèvres, l'entrée du vagin ou orifice vaginal ;

la fourchette vulvaire, en dessous de l'orifice vaginal, qui unit les nymphes, par leur extrémité postérieure pour former le pli commissural de Jayle.

 

La vulve comporte aussi d'autres structures :

le périnée, large ensemble de muscles sous la peau, tout autour de la vulve et pas seulement entre l'anus et les grandes lèvres, comprenant en particulier le muscle pubo-coccygien dont la tonicité peut être renforcée par des exercices de kiné et jouer un rôle important dans les relations sexuelles ou simplement pour la rééducation périnéale après un accouchement.

des glandes sébacées, sur les grandes lèvres ;

les glandes vaginales, moins visibles à l'œil nu :

les glandes de Bartholin, deux petits orifices situés à gauche et à droite de l'orifice vaginal, dans l'épaisseur des grandes lèvres, qui sécrètent de la cyprine pour la lubrification vaginale ;

les glandes de Skene, deux petits orifices à gauche et à droite du méat urinaire, qui peuvent expulser un fluide proche du liquide séminal masculin à l'approche ou au moment de l'orgasme.

 

 

Anatomie interne de l'appareil génital féminin

 


Le vagin

À son sommet, le vagin rejoint l'utérus, formant un cul-de-sac (ou fornix). Le cul-de-sac vaginal entoure la partie inférieure de l'utérus qui fait saillie dans le vagin : le col de l'utérus. Le vagin est long d'environ 8 cm à 10 cm. Le vagin est relié aux organes qui l'entourent (urètre, vessie, rectum et canal anal) par l'adventice du vagin, qui est une couche de tissu conjonctif. Il communique avec l'extérieur par un orifice : l'ostium, qui débouche au niveau du vestibule de la vulve, en arrière de l'orifice urétral. L'ostium est quelquefois bordé d'un repli muqueux qui forme l'hymen. La partie superficielle des parois de ce tube fibromusculaire est couverte d'une muqueuse.

 

La muqueuse est capable de se lubrifier lors de l'excitation sexuelle par transsudation. Les facteurs à l'origine de l'intense érogénéité du vagin ne sont pas connus avec précision. L'érogénéité pourrait provenir soit :

de l'innervation intrinsèque du vagin,

des parties internes du clitoris (qui entourent le conduit vaginal),

d'autres structures connexes (sphincter de l'urètre, glandes de Skene, et au fascia de Halban),

d'une combinaison de ces possibilités.

 

Le col de l'utérus

Le col de l'utérus ou cervix est la portion du bas utérus, où celui-ci se joint au sommet du vagin.

Lors de l'orgasme, le col se contracte de façon à permettre l'entrée dans l'utérus du sperme présent dans le vagin. Ceci se produit pour favoriser la conception.

 

L'utérus

Chez la femme, l'utérus est un organe creux, impair, médian, siégeant dans le petit bassin (ou pelvis). Sa forme est globalement celle d'une poire. Il est composé de trois parties : le fond utérin, le corps utérin et le col utérin, séparés par l'isthme : rétrécissement entre la cavité corporéale et le canal endocervical. En dehors d'une fécondation, l'endomètre est éliminé au cours des menstruations, qui marquent le début d'un nouveau cycle (durée habituelle de 28 jours, mais très variable d'une femme à l'autre).

 

Les trompes utérines

Les trompes utérines également dénommées tube utérin (anciennement trompe de Fallope) sont l'une des parties constituantes de l'appareil génital féminin. Ce sont deux conduits pairs et symétriques qui relient chaque ovaire à l’utérus. Leur rôle est indispensable dans le processus de reproduction. Après l’ovulation, elles transportent l’ovule dans leur tiers externe et permettent sa rencontre avec les spermatozoïdes. Elles assurent, le déplacement de l’ovule vers la cavité utérine après sa fécondation.

 

Les ovaires

Les ovaires sont les gonades femelles, où sont produits les ovules. Les ovaires sont au nombre de deux et font partie de l'appareil reproducteur interne des femmes ; ce sont les homologues des testicules mâles.

 

LA SEXUALITE HUMAINE

 

1 L'excitation sexuelle

Une excitation sexuelle est une stimulation du désir sexuel. L'éveil du désir sexuel précédant l'activité sexuelle humaine sont appelées « stimuli érotiques » qui ont pour but d'éveiller les organes sexuels qui conduit à des changements physiologiques. Lors de fortes stimulations, l'excitation sexuelle finit typiquement en un orgasme.

 

Il y a deux types de stimuli : physiques et mentaux.

Un être humain peut être sexuellement excité par une personne ou par des objets érotiques. La stimulation physique d'une zone érogène par des actes de préliminaires peuvent entraîner une excitation. Les stimuli sont généralement classifiés d'après les sens impliqués : somatosensoriels (toucher), visuels, olfacteurs (parfum) et sonores. L'excitation mentale se définit par une projection sexuelle sur un objet ou une personne avec l'anticipation d'une activité sexuelle.

 

Troubles de l'excitation

L'excitation sexuelle est une expérience positive chez une grande partie de la population. Un individu sain peut contrôler sa réponse envers la sexualité. Il sait ce qu'il faut faire lorsqu'une situation l'excite sexuellement, et il peut éviter ou créer ces situations.

 

Certains individus se sentent gênés de leur excitation sexuelle. Certains individus peuvent ne pas être sexuellement excités à chaque fois qu'ils sont exposés à des stimuli érotiques. Ces situations sont considérées normales.

 

Cependant, lorsqu'un manque d'excitation persiste; cela peut être dû à un trouble de l'excitation sexuelle ou d'une frigidité. Il existe plusieurs raisons comme certains troubles mentaux tels que la dépression, l'abus de drogues ou d'alcool, ou d'autres situations médicales.

 

L'hypersexualité

Se définit par des pulsions et excitations sexuelles spontanées et persistantes anormalement élevées : Syndrome d'excitation génitale persistante.

 

 

L'excitation féminine

Au départ, l'excitation sexuelle dans le corps d'une femme est habituellement marquée par une sécrétion vaginale, le gonflement et l'engorgement des parties génitales externes, ainsi que l'élargissement du vagin. Une plus grande stimulation peut conduire à une plus grande sécrétion vaginale, un plus grand engorgement et un gonflement du clitoris et de la vulve, et un rougissement ou noircissement de la peau dans certaines zones. D'autres changements peuvent survenir, incluant le changement interne du vagin et la position de l'utérus. D'autres changements incluent des battements de cœur rapides, une pression sanguine élevée et des sensations de chaleur et d'humidité.

 

Bien que les jeunes femmes puissent facilement être excitées et atteindre un orgasme relativement rapidement avec une bonne stimulation et dans de bonnes circonstances, il existe des changements physiologiques et psychologiques lors d'excitations sexuelles et de réponses selon l'âge.

 

Les femmes plus matures produisent moins de sécrétion vaginale et des études ont perçu des changements dans la satisfaction, la fréquence de l'activité sexuelle, du désir, des pensées sexuelles et des fantasmes, l'excitation sexuelle, les croyances et attitudes envers le sexe, les douleurs, et la capacité d'atteindre un orgasme chez les femmes à partir de la quarantaine et après la ménopause.

 

D'autres facteurs ont également été étudiés, incluant les variantes socio-démographiques, la santé, la variante psychologique, les variantes du partenaire tels que sa santé ou les troubles sexuels, et les variantes du style de vie. Il apparaît que ces autres facteurs aient un plus grand impact sur la sexualité des femmes que leur statut ménopausique. Il est cependant important de toujours comprendre le « mode de vie des femmes » lors d'étude sur leur sexualité.

 

L'excitation masculine

Il est normal de corréler l'érection du pénis à l'excitation sexuelle masculine. La stimulation physique ou psychologique ou les deux, conduit à une vasodilatation et à une forte pression sanguine dans le pénis. Le pénis grandit et s'élargit, la peau du scrotum est plus claire, et les testicules sont poussés contre le corps.

 

Cependant, la relation entre érection et excitation reste différente. Lors de la quarantaine, certains hommes rapportent qu'ils n'ont pas forcément d'érection lorsqu'ils sont sexuellement excités. Aussi, l'érection chez l'homme peut survenir lors de son sommeil ou simplement à cause d'une vessie pleine. Un jeune homme peut expérimenter assez d'excitation sexuelle pour avoir une érection survenue lors d'une simple pensée stimulante ou à la vue d'une personne. Enfin l'homme peut aussi avoir une érection en regardant des contenus pornographiques, sans forcément ressentir d'excitation.

 

Après l'orgasme et l'éjaculation, les hommes, comme les femmes, font habituellement l'expérience d'une période réfractaire caractérisée par une perte d'érection, d'une diminution du sexe, perte d'intérêt pour le sexe, et un sentiment de relâchement dû aux neurohormones : ocytocine et prolactine. L'intensité et la durée de la période réfractaire peut être de courte durée.

 

2. L'orgasme

L’orgasme : « bouillonner d'ardeur » est la réponse physiologique qui a lieu au maximum de la phase d’excitation sexuelle. Il est souvent synonyme de jouissance extrême. Il est généralement associé, chez l’homme, à l’éjaculation et à des contractions musculaires rythmiques des muscles du périnée ; chez la femme, à la rétraction du clitoris, à des contractions musculaires rythmiques périnéales et vaginales. L'orgasme libère également deux protéines neurologiques : l'ocytocine et la prolactine, qui provoquent une profonde sensation de bien-être.

 

L'orgasme humain résulte le plus souvent de la stimulation du pénis, du clitoris ou du vagin, même si de nombreuses parties du corps peuvent être sollicitées (anus, sein, nombril, aisselle…). Les recherches contemporaines mettent également en évidence le rôle décisif de stimulations psychologiques. Toutes ces stimulations peuvent être appliquées individuellement, en couple ou en groupe (dans ces différents cas on peut parler de masturbation, de préliminaire ou de rapport sexuel).

 

Définition

La définition de l'orgasme est assez incertaine. La revue scientifique Clinical Psychology Review  en recense ainsi 26 acceptions différentes dont aucune n'est consensuelle. Dans la pratique médicale, on retient une définition assez restreinte : l'orgasme désigne une succession de mouvements musculaires dans le cadre d'une activité sexuelle ; ces mouvements s'accompagnent généralement d'une accélération du rythme cardiaque et du rythme respiratoire. L'orgasme ferait ainsi référence à la libération soudaine d'une importante tension sexuelle.

 

En dehors de cette définition restreinte, l'identification des phénomènes physiologiques liés à l'orgasme est matière à débat. Parmi les points portant à controverse, la communauté médicale s'interroge sur l'existence d'orgasmes féminins causés par la seule stimulation du point G ou d'orgasmes continuels capable de durer plusieurs minutes, voire une heure.

 

Les définitions psychologiques ou neurologiques de l'orgasme sont encore plus hypothétiques. Les sensations éprouvées varient grandement d'un individu à l'autre. Il est dès lors difficile d'inscrire l'ensemble des observations dans un cadre général. Les recherches contemporaines tendent néanmoins à s'accorder sur les points suivants :

l'orgasme procure une sensation de plaisir intense ;

cette sensation n'est pas limitée à une localisation précise mais affecte l'ensemble du corps humain ;

dans le cas spécifique de l'individu masculin, l'orgasme se distingue nettement de l'éjaculation. Il semblerait d'ailleurs que l'orgasme masculin possède une complexité similaire à celle de l'orgasme féminin.

 

Facteurs

L'orgasme résulte généralement d'une succession de stimulations régulières opérées sur les principales zones érogènes du corps humain :

pénis, testicules, prostate chez l'homme

clitoris, vagin, grandes et petites lèvres chez la femme

seins, anus, nombrils, aisselles, etc. pour les deux sexes.

 

Aux facteurs physiques s'ajoutent une multiplicité de facteurs psychologiques qui ne sont pas encore parfaitement identifiés par la communauté scientifique. Ces facteurs sont parfois suffisants. Un rêve érotique peut provoquer un orgasme indépendamment de toute stimulation physique. Inversement, un contexte psychologique défavorable n'empêche pas l'émergence d'un orgasme physique, strictement mécanique. Certaines victimes de viol connaissent ainsi des orgasmes involontaires et traumatisants : la souffrance liée à l'agression est compliquée d'un sentiment de culpabilité.

 

La plupart des recherches menées sur la psychologie de l'orgasme portent sur l'orgasme féminin. Elles admettent plus ou moins explicitement l'hypothèse d'un orgasme féminin plus introverti et plus complexe que l'orgasme masculin. Des analyses neurologiques comparées sur les réactions des deux sexes tendent aujourd'hui à infirmer cette hypothèse, de plus en plus attribuée à certains préjugés sociaux préalables.

 

Fonction de l'orgasme

Dans les années 2000, les recherches en neurosciences ont montré que les êtres humains stimulent leurs zones érogènes car cela procure des renforcements dans le cerveau qui libère une forte quantité d'hormones de bien-être et de plaisir : la dopamine et la noradrénaline qui provoquent un état d'euphorie.

 

Chez l'être humain (et le chimpanzé, le bonobo, l'orang-outan et le dauphin), le comportement sexuel n'est plus un comportement de reproduction mais devient un comportement érotique principalement centré sur le plaisir. Une des principales fonctions de l'orgasme serait d'induire l'apprentissage du comportement érotique, qui permet indirectement la reproduction.

 

L'orgasme féminin

De manière générale, quand une femme approche de l’orgasme, le clitoris en érection se retire sous le prépuce clitoridien, et les petites lèvres enflent, deviennent plus foncées et plus sensibles. Lorsque l’orgasme est imminent, le vagin diminue de volume, environ 30 %, et se gorge de sang, et les muscles de l’utérus se contractent. Au moment même de l'orgasme, l'utérus, le vagin et les muscles du bassin subissent une série de contractions musculaires. La lubrification naturelle du vagin est alors intense. Après l'orgasme, l'afflux de sang disparaît, ce qui fait que le clitoris sort du prépuce et reprend sa taille normale, en moins de 10 minutes.

 

L'origine physiologique de l'orgasme

L'origine de l'orgasme féminin a suscité de nombreuses études, théories et mythes.

Dans la théorie classique initiée par Freud on distingue deux types d'orgasmes chez la femme. Le premier chronologiquement serait l'orgasme clitoridien considéré comme basique ou infantile, le second, l'orgasme vaginal nécessiterait un apprentissage pour les femmes et serait selon Freud « l'orgasme de la femme mature ».

 

 

Avis divergents des études modernes

Les études modernes ont remis en question la théorie classique et se dégage de plus en plus le rôle prépondérant du clitoris. En ce qui concerne la place du vagin dans la génération du plaisir sexuel féminin, les avis sont divergents :

 

Certains psychiatres assurent qu'il n'existe qu'un seul organe du plaisir sexuel chez la femme : le clitoris, et qu'un seul type d'orgasme féminin. Cet orgasme survient par stimulation directe ou indirecte du clitoris. Ainsi l’orgasme obtenu lors du coït n’a pour origine qu’une stimulation indirecte du clitoris. Il existerait donc une sorte d'unité mécanique fonctionnelle vagino-labio-préputio-glandienne transmettant et transformant les mouvements de va-et-vient du pénis en frottement du capuchon et du prépuce sur le gland clitoridien rétracté. Cette théorie s’appuie sur le nombre important de leurs observations : ils ont observé et mesuré environ dix mille réponses sexuelles. Mais aussi sur les recherches faites sur l’autostimulation féminine ainsi que chez les femmes n'utilisant pratiquement jamais la stimulation vaginale de façon privilégiée lors de technique d'autostimulation.

 

Selon d'autres découvertes concernant le clitoris faites par la sexologue Andrée Matteau, l'orgasme dit « vaginal » met toujours en œuvre le clitoris par l'intermédiaire de ses branches profondes qui encadrent les parois du vagin. La distinction entre orgasme vaginal et orgasme clitoridien n'aurait donc plus lieu d'être, même si les composantes psychologiques, affectives, physiologiques, anatomiques s'entremêlent tellement dans ce domaine qu'il est difficile d'isoler une zone ou un organe dans ce mécanisme. Il existe une partie interne de la structure clitoridienne, explique Andrée Matteau, sexologue :

 

« La partie extérieure et visible du clitoris, c'est cette petite perle que tout le monde peut identifier. Mais cette structure comporte également des nerfs qui aboutissent à l'intérieur du vagin, comme des pattes qui se rejoignent dans ces éponges que le docteur Grafenberg a bien vaniteusement appelé le point G. Certaines femmes peuvent effectivement ressentir un grand plaisir de la stimulation de ces éponges qui sont fortement innervées. Elles peuvent les repérer par exploration manuelle et s'en servir lors de la pénétration pour amplifier les sensations ».

 

Un extrait d'une enquête de F. Magazine, préfacé de Marie Cardinal en 1980, illustre parfaitement ce point de vue :

 

« La théorie psychanalytique a créé une séparation nette et sans appel entre deux orgasmes qu'elle veut étrangers l'un à l'autre. L'un symbolise la normalité, l'autre l'immaturité. Or, tout ceci est faux. Malgré les travaux récents et l'importance de la sexologie dans les médias, la confusion reste maintenue. En effet, il n'existe aucune différence entre un orgasme obtenu par une stimulation digitale ou buccale du clitoris et un orgasme provenant de l'excitation provoquée par le frottement du pénis pendant la pénétration sur le clitoris. Si dans ce dernier cas, on peut parler d'orgasme vaginal, c'est seulement parce qu'il y a eu, là aussi, stimulation clitoridienne. »

 

L'éjaculation féminine

 

L’éjaculation féminine désigne la libération d'un liquide (différent de la cyprine) à l'approche ou au moment de l'orgasme. L'émission de liquide est très faible chez une majorité de femmes, mais abondante chez d'autres ; l'expression « femme fontaine » est parfois utilisée pour désigner une femme à l'éjaculation très abondante.

 

Nature de l'éjaculation

La nature de l'éjaculation féminine est double. Selon la dernière étude publiée elle consisterait en :

Une sécrétion des glandes de Skene. Le fluide produit est émis par deux petits orifices à gauche et à droite du méat urinaire. Il est différent des autres sécrétions émises près du vagin ou de la vulve, telles les sécrétions lubrifiantes des glandes de Bartholin. Ce liquide est expulsé vers l'extérieur du corps de manière réflexe quand l'excitation est très forte. C'est le vrai pendant de l'éjaculat masculin dont la composition est proche du liquide pré-éjaculatoire sécrété par les glandes de Cowper. D'ailleurs, les glandes de Skene ont le même précurseur embryonnaire que la prostate masculine.

Une sécrétion anormalement importante d'urine très diluée. La stimulation érotique provoque un remplissage anormalement rapide de la vessie qui va se vider et s'enrichir au passage des sécrétions des glandes de Skene. Lors du paroxysme émotionnel qu'est l'orgasme : il y a une levée des inhibitions encéphaliques sur le centre mictionnel provoquant une incontinence urinaire par instabilité vésicale. Si la personne a vidé sa vessie juste avant la stimulation, cette urine étant extrêmement diluée sera incolore et inodore.

 

 

L’orgasme masculin

 

L’orgasme pénien

L’orgasme pénien (du pénis) se caractérise par des contractions rapides et rythmiques de la prostate, de l’urètre et des muscles à la base du pénis. Ces contractions expulsent le sperme par le méat urétral du pénis : l’éjaculation. Ce processus dure de trois à dix secondes et est accompagné habituellement d'une sensation de plaisir intense.

 

L’orgasme prostatique

Il existe un autre type d'orgasme chez l'homme : l’orgasme prostatique obtenu par massage de la prostate.

 

L'orgasme et l'éjaculation

Il est aussi possible pour l’homme adulte d’avoir un orgasme sans éjaculer mais on peut surtout parler des techniques de l'injaculation : par la rétention de l'orgasme jusqu'à un point d'intensité maximale qui peut provoquer une absence d'éjaculation malgré un orgasme puissant ; et par des techniques tantriques de blocage de l’éjaculat par contraction du périnée ou en appuyant sur la base du corps caverneux situé entre les testicules et l'anus au moment de l'orgasme mais sans pourtant le bloquer mais qui provoque des sensations plus longues et intenses car ces techniques agissent sur les zones impliquant le périnée et la prostate. Ou à l'inverse d’éjaculer sans orgasme, ce qui peut être le cas pour les éjaculateurs précoces mais aussi pour les hommes qui se contentent de l'éjaculation mécanique sans s''abandonner à l'orgasme.

 

Les orgasmes non éjaculatoires ont une qualité différente de l'orgasme avec éjaculation. Souvent ressentis comme beaucoup plus intenses et plus longs par ceux qui les recherchent, ils ne font pas non plus chuter le taux de testostérone et permettent de reprendre le coït sans période réfractaire. À l'inverse il n'y a pas de somnolence prononcée après l'orgasme ni de sensation d'épuisement liée à la chute de plusieurs neuromédiateurs (testostérone, mais aussi endorphines et dopamine) et chute de vitamines (groupe B) après éjaculation et reformation du sperme. Ce gain de vitalité ressenti dans la vie quotidienne est un argument majeur des adeptes des orgasmes sans éjaculation avec le fait de vivre des orgasmes plus intenses et répétés. S'ils se permettent jusqu'à plusieurs orgasmes quotidiens, la plupart disent ne plus pratiquer l'éjaculation qu'une fois par mois tout au plus.

 

La capacité multiorgasmique

Certains individus présentent une possibilité multiorgasmique ce qui signifie qu’ils peuvent expérimenter plusieurs orgasmes à peu de temps d’intervalle les uns des autres. Ce phénomène est de loin bien plus courant chez les femmes que chez les hommes.

 

Quelques femmes et hommes peuvent avoir un orgasme prolongé (status orgasmus) pendant plusieurs minutes. Toutefois, la meilleure façon de cultiver un orgasme de qualité est justement d'oublier la notion de performance, qui induit la crainte de l'échec. En effet la peur est l'émotion qui inhibe le plus la sensation de plaisir. Il est donc préférable d'être à l'écoute de ses envies, de ne pas vouloir plaire à tout prix mais plutôt de suivre le calme petit chemin de son plaisir personnel. C'est ainsi que l'on sera finalement à même de donner par la suite du plaisir à l'autre.

 

Après l’orgasme

L'orgasme entraîne généralement des effets physiologiques qui dissuadent les partenaires de décider de « faire l'amour » à nouveau.

 

Les réactions physiologiques

La période réfractaire : dite « résolution » qui peut être plus ou moins longue selon l’âge et le degré d’excitation (généralement de 5 à 20 minutes).

Le sommeil : la détente post-orgasmique des corps favorise le sommeil qui peut survenir après, si l'on y consent. Les hommes y sont fréquemment sujets. Les femmes y sont sujettes aussi, mais dans une moindre proportion.

Les pleurs ou rire intense : des pleurs ou « fou rire » peuvent survenir spontanément et naturellement après un rapport sexuel : la charge érotique physique et l'excitation sexuelle ont été fortement ressenties durant le coït. Il y a alors une sorte de retour, de relâchement de la tension, remontant du bassin vers la tête, provoquant du même coup cette réaction quand l'orgasme a été particulièrement exceptionnel.

 

Les réactions émotionnelles

Différentes sortes d'émotions plus ou moins « heureuses » peuvent être ressenties après l'orgasme.

Un partenaire seul ou le couple entier peut ressentir la plénitude. Ce sentiment est dû à la sécrétion d'endorphines dans le cerveau lors de l'orgasme . Cette sensation est souvent comparée à celle procurée par les opiacés, de par leur capacité analgésique et à procurer une sensation de bien-être.

L'être humain peut, à l'opposé, ressentir un sentiment de tristesse, de mélancolie et/ou de nostalgie, une sensation de vide (la fatigue et le stress peuvent jouer un rôle) par rapport à ce qu'il vient de faire comme expérience sexuelle. Il serait normal de ressentir de la tristesse après un rapport sexuel, la pensée reprenant son cours normal, le néo-cortex ses fonctions, le flot d'hormones sa place.

Il peut y avoir aussi un sentiment négatif, d'échec ou de frustration si le rapport n'a pas été satisfaisant pour l'un ou l'autre partenaire suivant l'attente du couple face au résultat à la fin du rapport sexuel ou s'il y avait un objectif de réussite trop ambitieux posé avant celui-ci.

 

 

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